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Conseil général des Côtes d'Armor
Politique Cinéma et Audiovisuelle

La culture est un bien commun à partager dont le cinéma est l'expression la plus populaire, au sens démocratique du terme. Partagé entre l'art et l'industrie, cette discipline artistique attire chaque année plus d'un million de spectateurs dans les salles de cinéma pour voir des œuvres patrimoniales, de recherche ou plus grands publics. Ces spectateurs sont aussi télespectateurs, internautes et leurs pratiques évoluent dans la découverte des œuvres sur de multiples supports, en salle, en DVD, ou par simples fichiers téléchargés sur les ordinateurs personnels ou les mobiles.

Fort de ces révolutions technologiques successives, le partage collectif de l'émotion et des écritures artistiques dans des espaces appropriés n'en demeure pas moins primordial et irremplaçable à la fois comme aventure humaine, construction de la personne et participation aux débats d'idées.

L'outil ne fait pas le langage et la technique est toujours subordonnée à la création. La conjoncture économique et sociétale a favorisé la concentration des industries culturelles et médiatiques et fragilise les acteurs culturels, qu'ils soient privés, associatifs ou relevant de la puissance publique. Le cinéma ne déroge pas à cette règle avec un écart grandissant entre d'une part, les professionnels indépendants de la filière, soucieux de transmettre au public des œuvres qualitatives et des outils d'analyse adéquat et d'autre part, ceux qui conçoivent les œuvres comme un quelconque produit manufacturé, détaché de tout regard critique sur le monde.

C'est dans un esprit d'équilibre des territoires, de régulation et d'impulsion culturelle que depuis dix années se construit notre politique de développement durable cinématographique et audiovisuel ainsi que ses interventions ciblées et co-élaborées avec les acteurs de terrain.

Le diagnostic permanent entrepris avec les représentants des filières cinématographiques et audiovisuel ainsi que les collectivités locales, tant sur les besoins des populations que l'évolution des pratiques et la nécessité d'apporter à toutes et tous un socle culturel cinématographique commun, nous permet de structurer notre politique d'intervention autour de quatre pôles :

1.    pôle création
2.    pôle aménagement culturel cinématographique du territoire
3.    pôle médiation culturel cinématographique
4.    pôle audiovisuel



La mission cinéma et audiovisuelle de la collectivité maintiendra en 2011 son travail d'accompagnement, de conseil et d'expérimentation en direction des acteurs associatifs et publics dans un soucis de mise en réseau, de mutualisation des forces et des moyens. Eduquer, pérenniser et transmettre seront les priorités de l'exercice 2011.

I / Le pôle création

La création artistique est à la source de la construction individuelle de l'être et de sa meilleure compréhension du monde et de ses enjeux. Notre politique en la matière s'est structurée autour d'un comité de lecture professionnel et d'un effort constant de communication et de diffusion des œuvres soutenues auprès des publics costarmoricains et au-delà.

Après trois années d'exercice du comité de lecture consultatif se réunissant 3 fois par an, pour analyser les projets de films déposés avant leur passage en commission, celui-ci a été entièrement renouvelé fin 2009 avec la présence de quatre nouveaux professionnels et d'un élu (cf annexe 9). Depuis sa mise en place en 2007, 142 projets de film documentaires, d'animation ou de fiction ont pu être ainsi étudiés en écriture, développement ou réalisation et quelques 68 projets ont été retenus et soutenus.

Après analyse des soutiens apportés et de leurs implications territoriales, il apparaît pertinent de supprimer les aides aux courts métrages de fiction en provenance d'opérateurs extérieurs au département et de concentrer nos interventions sur les champs du documentaire, de l'animation et de la web création. Par ailleurs, il importe de ne soutenir les aides à l'écriture et au développement documentaire que dans le cadre de résidences à mettre en œuvre avec les partenaires culturels de terrain. Les aides continueront d'être encadrées par des conventions qui définissent un cahier des charges négocié.

Enfin, une politique active sera poursuivie en 2011 sur la diffusion départementale des œuvres soutenues dans un cadre conventionnel avec les municipalités volontaires. Un temps fort de projection en direction des professionnels sera créé cette année en direction des diffuseurs, à partir des productions soutenues de l'année.

L'émergence de nouvelles typologies de création nous incite à étudier les projets de web créations qu'elles concernent la fiction, le documentaire ou l'animation.

II / Pôle aménagement culturel cinématographique et territorial

Les œuvres ne pourraient exister sans leur diffusion auprès des spectateurs ni l'intervention des acteurs culturels qui s'emploient à animer et provoquer ces rencontres au sein des salles de cinéma, des centres culturels et de tous les espaces propices, réels ou virtuels, où le débat d'idées peut s'opérer. Il importe dès lors, dans le cadre de nos politiques publiques, de maintenir et de soutenir un réseau d'équipement et de personnes ressources aptes à mailler le territoire départemental, composé de villes moyennes et petites. Cela se caractérise par une décentralisation des actions entreprises et une richesse associative présente en chaque point du territoire. Le cinéma et l'audiovisuel s'inscrivent dans cette réalité en particulier sur l'apparition et le développement d'événements cinématographiques à taille humaine et sur des enjeux comme ceux du documentaire, des œuvres jeune public, de la ruralité ou  des créations semi professionnelles).

A) La diffusion cinématographique et audiovisuelle

La diffusion des œuvres dans les salles de cinéma, les centres culturels, sur les télévisions hertziennes ou en ligne est le point de rencontre entre la création et les publics, toutes générations et zones géographiques d'implantation confondues. Le Conseil général soutient et accompagne depuis dix années, en fonctionnement et en ingénierie, les salles de cinéma associatives, municipales ou privées, un circuit de cinéma itinérant en milieu rural ainsi que des associations culturelles dévolues à la valorisation d'un cinéma insuffisamment médiatisé.

La diffusion s'accompagne de temps forts d'animations et d'interventions professionnelles comme outils d'échanges avec les publics. Le collectif «cinéma 22», créé en 2008 dans le but de fédérer les acteurs culturelles cinématographiques nous permet, en parallèle de l'association "Les écrans d'Armor", fédérant quant à elle la corporation des salles de cinéma, d'adopter une approche globale de la diffusion, tant culturelle qu'économique.

La diffusion doit être pensée en terme de maillage territorial, de défense et d'impulsion de la jeune création et de travail d'animation dans les lieux professionnels et amateurs du département, quelques soient leurs statuts juridiques.

B / Le soutien aux événements cinématographiques et audiovisuels

Le Conseil général soutient, depuis plusieurs années, des événements cinématographiques repérés dans le paysage costarmoricain, notamment sur le documentaire et le jeune public. Outre leur fonction de mise en lumière d'un genre ou d'un territoire, ces événements doivent impulser des actions continues tout au long de l'année en direction de tous les publics, dans un soucis d'ég    lité detraitement des zones rurales et urbaines.

C’est ainsi que se dérouleront en 2011, par ordre chronologique :

la 3ème édition du festival armoricourt
la 5ème édition de l'opération "Les Côtes d'Armor fêtent le cinéma", co-organisée par le Conseil général des Côtes 'Armor, le collectif cinéma 22 et l'association "les écrans d'Armor" sur l’ensemble du territoire costarmoricain ;
la 5ème édition du festival documentaire de Méllionnec croisant rencontres professionnelles et séances grand public ;
les 11èmes rencontres professionnelles documentaires Doc'ouest, organisées autour de tables rondes, études de cas, visionnements et rencontres par l’association « Films en Bretagne » à Pléneuf Val André ;
la 6ème édition de « l'œil vagabond », festival de films "Art et Essai" en direction du jeune public, organisée par l’Union Française du Film pour l’Enfance et la Jeunesse en Bretagne sur l’ensemble du territoire costarmoricain ;
la 12ème édition du « Mois du film documentaire », coordonné par l'association « Double vue » sur l’ensemble du territoire costarmoricain ;
la 4ème édition du festival de cinéma en milieu rural de Plouguenast.

III / Pôle médiation culturelle cinématographique

Les premiers publics concernés sur lesquels nous portons une attention croissante, par le biais d'actions d'éducation et de formation, sont ceux de l'enfance et de la jeunesse, tant sur le plan scolaire qu'extra scolaire, ainsi que leurs accompagnants.
Le processus de médiation culturelle demeure au cœur de nos préoccupations, comme formateur des spectateurs, animateurs, éducateurs et créateurs de demain. Les actions qui couvrent ce champs se donnent pour finalité l'éveil de l'esprit critique face aux images et aux sons, mais aussi l'affirmation de l'expérimentation sensible comme élément de compréhension du processus de création des œuvres. Elles se déclinent, au coeur des dispositifs d'éducation au cinéma, mais aussi sous des formes aussi diverses que des ateliers de pratiques, des temps de formation initiale ou continue, ou bien encore des temps professionnels de résidences, de découvertes et d'échanges.

A / Les actions de formation

Cette politique consiste à renforcer l'autonomie et le professionnalisme de chacun des opérateurs culturels cinématographiques du département, qu'ils appartiennent au réseau des salles de cinémas, aux associations culturelles ou qu'ils soient en charge des questions cinématographiques en direction des publics jeunes (enseignants, médiateurs culture et jeunesse). Elle vise aussi à renforcer l'esprit collectif des partenaires, à sortir des corporatismes et à adopter une approche globale de la filière.

Ces temps de formation, portés par la collectivité et/ou par des représentants des opérateurs cités, doivent ainsi permettre le développement de nouvelles orientations de programmation, d'animation et de gestion des lieux de diffusion. L'enjeu est ici de recréer des espaces de convivialité, de rencontre entre les œuvres, les artistes et les publics, entre pratiques amateurs et professionnelles.

B/ Les actions en direction de l'enfance et de la jeunesse

Les actions sur le temps scolaire

Elles ont pour finalité de développer l'esprit critique, de contribuer à une meilleure connaissance, par les élèves, des œuvres majeures de l'histoire du cinéma, d'amener les enfants et les jeunes vers les espaces réels ou virtuels de diffusion des œuvres d'auteur, de former et de rendre autonome les enseignants dans la mise en œuvre pratique et pédagogique d'actions autour de cet art. Elles sont parties prenantes des programmes officiels autour de l'histoire de l'art amorcés pour les primaires en 2009 et le secondaire en 2010.

- L’opération « Collège au Cinéma »

Mise en place sur le plan national par le Ministère de la Culture, en liaison avec le Ministère de l’Education Nationale, cette opération permettra durant l’année scolaire 2010-2011, de toucher près de 5 000 élèves, répartis sur près de 40 collèges.
Le dispositif, qui s’intègre dans le projet d’établissement des collèges, ainsi que dans les nouvelles modalités de calcul adoptées par notre Assemblée, a fait l’objet en 2007 d’un nouvel appel à projet pour un développement et une meilleure structuration de l'action. L'Union Française du Film pour l'Enfance et la Jeunesse en Bretagne en assure la coordination.
L'année scolaire 2010-2011 se concentrera sur la mise en œuvre d'ateliers de programmation et de pratique auprès des enseignants, d'insertion de courts-métrages, notamment ceux aidés par le Conseil général des Côtes d'Armor, dans les programmes de films présentés aux élèves. Les coûts des transports et des entrées en salle peuvent être pris en charge dans le cadre du dispositif « mieux réussir au collège ».

- L’opération « Ecole et Cinéma »

Ce programme, assuré par l'association « Double vue » a fonctionné, à son origine en 1998, à titre expérimental sur la circonscription scolaire de Paimpol et s'organise sur les mêmes principes que le dispositif dans le secondaire. Il concerne aujourd'hui près de 10 000 élèves. Devant son succès, les partenaires du dispositif veillent au maintien des conditions d'accueil, d'animation et de formation. A l'instar des autres années, je vous propose de prévoir la prise en charge à hauteur de 50 % des frais de transports dans le cadre de la politique d’éducation artistique.

Des actions hors temps scolaire

Les actions cinématographiques et/ou audiovisuelles réalisées en direction de la petite enfance, de l'enfance et de la jeunesse, en dehors du temps de l'école, se concentrent sur deux axes, à savoir celui de l'expérimentation sensible en ateliers de réalisation et de fabrication, d'une part et celui de la formation aux pratiques et à la connaissance des œuvres des médiateurs sociaux, cultures et jeunesse, d'autres part.

C / Les ateliers et résidences

A destination des professionnels de la culture, de l'éducation et de la jeunesse, les ateliers permettent de confronter une pratique de travail à de nouveaux points de vues, à de nouvelles expérimentations émanant d'autres professionnels de la filière, en écriture, programmation, animation ou études de cas. Ils permettent une remise en question des certitudes de métier et l'ouverture de nouveaux champs d'action comme par exemple le croisement des disciplines artistiques (cinéma et arts vivants).

Les résidences s'inscrivent quant à elles dans une forme complémentaire du soutien à la création afin de permettre à des créateurs, en phase d'écriture et de développement d'œuvres documentaires, d'être encadré et accompagné par des spécialistes et ainsi, d'élever ou préciser leur propos. En parallèlle, cette expérience de travail, notamment dans les différentes phases du processus de création et d'expérimentation, pourra être transmise à la population sur des temps de diffusion, d'animation ou d'ateliers.

IV / Le pôle audiovisuelle

Une veille sera toujours nécessaire sur les moyens audiovisuels de transmission des informations, des savoirs et des compétences de notre département, qu'il s'agisse des télévisions en ligne, des opérateurs radiophoniques ou des associations oeuvrant sur la vulgarisation de ces techniques.

A/ Les structures audiovisuelles

Ce soutien concerne les associations ou autres types de structures mettant en œuvre des outils de diffusion, d'information et de communication audiovisuels, en particulier les télévisions sur le web.

B/ Les radios associatives

Le soutien du Conseil Général concerne les radios associatives de type A, dont les recettes commerciales n'excédent pas 20 % du chiffre d'affaire et ayant reçu du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel une autorisation d’émission permanente. L'exercice 2005 avait vu se mettre en place des critères de subvention en accord avec les radios concernées, critères toujours actifs.


 
Conseil général des Côtes d'Armor

Infos
Conseil Général
des Côtes d'Armor

Service culture -
Mission cinéma
3 rue Pohel
22000 SAINT-BRIEUC
02 96 62 50 49
02 96 62 61 13

Charles JOSSELIN
vice-président
en charge de la culture

Arnaud VIGNERON
responsable audiovisuel
et cinéma     

 

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