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Désir manifeste

Films en Bretagne édite des dossiers thématiques à destination des professionnels et des institutions de son réseau national, généralement au rythme d'une publication par an. Déjà parus : la Photographie de l’activité audiovisuelle et cinématographique en Bretagne et Le Centralisme audiovisuel en France (en 2009) et Désir manifeste en 2010.

En 1999, l’ARBRE (Auteurs & Réalisateurs en Bretagne) créait Désir de film : un temps d’échange sur la genèse et le parcours d’un film entre son réalisateur et des professionnels de l’audiovisuel breton. Une vingtaine de Désir de film a été organisée jusqu’à ce jour (avec notamment Claudio Pazienza, Mariana Otero, Rithy Panh, Jean-Louis Comolli, Malek Bensmaïl…) et cette initiative continue au gré des opportunités et des envies. Au sein de Films en Bretagne, il nous a semblé important aujourd’hui, alors que le secteur de l’audiovisuel, comme beaucoup d’autres, est préoccupé par des inquiétudes économiques et politiques, de mettre le désir au centre de nos réflexions. Car comment pourraient exister nos films sans cet ingrédient indispensable ? D’où vient-il ? Où se loge-t-il ? Parfois évident, flagrant, envahissant, il peut aussi être ténu, subi, freiné, contraint. Il rime tantôt avec souffrance, tantôt avec plaisir… Nous avons tenté de le débusquer à toutes les étapes de la fabrication d’un film et chez tous ceux qui y concourent. C’est l’objet de ce « Désir manifeste ». Autant dans son contenu que dans son élaboration, cette publication se veut au carrefour des professions et des ambitions du cinéma. Cinéma est à prendre ici au sens de projet artistique ; peu importe le genre (documentaire, animation, fiction), le format (court, long, moyen-métrage), le support (pellicule, vidéo) ou le medium de diffusion (salle de cinéma ou télévision). Les sujets des articles ou leurs rédacteurs sont des auteurs, techniciens, comédiens, producteurs ou philosophes… Avant de parcourir la multiplicité des formes que le désir de cinéma peut prendre, de sa source à sa diffusion, Éric Thouvenel, théoricien, évoque, en préambule, la belle idée que l’acte de faire un film serait en soi « une entreprise de création du désir ». Si nous devions résumer le pari de cette publication, peut-être pourrions-nous le faire avec la première phrase de l’entretien qu’Alain Tanner nous a offert : « S’il n’y a pas de désir, y a rien ! » Cela ne veut pas dire que le désir puisse tout remplir, tout combler, mais qu’il est primordial, qu’il doit circuler, qu’il doit s’exprimer.

Céline Dréan & Bénédicte Pagnot, réalisatrices, directrices de la publication.

Photographie de l'activité en BretagneFichier
Centralisme audiovisuel en FranceFichier
Désir manifesteFichier
Pourquoi tu m'aides ? Cinéma, audiovisuel, nouvelles images : présentation critique pour réinventer les aides publiques territoriales en faveur de la créationFichier